A Strasbourg, Daniel Cohn-Bendit appelle les écologistes à préparer 2012

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A Strasbourg, Daniel Cohn-Bendit appelle les écologistes à préparer 2012

L’Alsace est devenue “terre de l’espoir” pour les écologistes. “Ce qui va se passer ici est un commencement”, a même osé Jacques Fernique, tête de liste régionale d’Europe Ecologie, lundi 8 mars, lors d’un meeting national à Strasbourg. C’est en effet dans cette région que se concentrent toutes les attentes des amis de Daniel Cohn-Bendit : les sondages donnent les écologistes au coude à coude avec le Parti socialiste, leur laissant une chance de ravir la région à la droite.

C’est aussi en Alsace qu’ils ont réussi le rassemblement le plus large de la galaxie écologiste, des Verts historiques à Antoine Waechter, adepte du “ni droite ni gauche”, en passant par les altermondialistes et les environnementalistes défenseurs de la biodiversité locale.

Europe Ecologie a même reçu le soutien de Corinne Lepage, vice-présidente du MoDem, venue parce que “l’Alsace est la seule région où l’écologie peut gagner”. “Nous pouvons construire une maison commune des écologistes, des démocrates et des humanistes”, a-t-elle lancé, faisant fi des accusations de “déloyauté” lancées par François Bayrou, le président du MoDem.

A six jours du scrutin régional, devant les quelque 900 sympathisants rassemblés dans le Palais des congrès, l’euphorie est de mise ce lundi 8 mars. Ils sont tous venus pour répéter qu'”il se passe quelque chose, ici”, les eurodéputés José Bové, Eva Joly, Sandrine Bélier, Karima Delli et Jean-Paul Besset comme les candidats régionaux aspirant à diriger la région derrière Jacques Fernique.

C’est ici que Daniel Cohn-Bendit a choisi de lancer son appel “au vote double” pour “mettre en place une coordination des politiques régionales au niveau national et préparer les échéances de 2012”.

Le député européen a répété qu’il voulait que les électeurs, en choisissant Europe Ecologie, “fassent bouger les lignes”, “changent les vieilles logiques politiques” et “mettent fin à la bipolarisation de la scène politique”. Le 14 mars, explique-t-il, le bulletin de vote peut à la fois être “un vote d’opposition” à la politique de Nicolas Sarkozy et “un vote d’alternative” pour en “finir avec le statu quo” voulu par l’UMP comme le PS dans les régions.

“Nous serons le contre- pouvoir que n’ont pas su devenir les autres”, a encore insisté M. Cohn-Bendit, ajoutant, pour tacler les socialistes : “Car, sinon, à quoi bon gagner toutes les régions à gauche si c’est pour continuer exactement comme avant ?”

Auparavant, les différents visages de l’écologie alsacienne étaient venus redire la nécessité d’un vote écologiste. Pour “l’harmonie du territoire”, “une alimentation saine” la défense de la faune alsacienne, contre le TGV Est…, les arguments sont locaux. Antoine Waechter, président du Mouvement écologiste indépendant, au style inchangé, a repris son antienne d’une écologie “identité politique à part entière, pas une succursale de la gauche”. Ajoutant : “Dans cette élection, il n’y a pas deux pôles (l’UMP et le PS), mais trois.” “Cette soirée est magique. On la joue gagnants”, a conclu M. Cohn-Bendit alors que les drapeaux verts s’agitaient dans la salle.

Reste aux leaders écologistes à convaincre qu’ils sont capables de gérer une région. Selon un sondage IFOP, réalisé du 4 au 5 mars pour Europe Ecologie auprès de 954 personnes, si 37 % leur font confiance pour “proposer des solutions innovantes”, c’est au PS qu’elles font majoritairement confiance pour “bien gérer et administrer” leur région.

Sylvia Zappi
Le Monde