Le Business des « fake news »

L’Américain Paul Horner est spécialisé dans la création de sites internet diffusant de fausses informations. Il a fait de l’intox son fonds de commerce. «Je crois que Donald Trump est à la Maison-Blanche à cause de moi». Interrogé sur son activité par le « Washington Post » en novembre 2016, Paul Horner a livré cette réponse quelque peu mégalomane. Pendant la campagne électorale américaine, il est vrai que plusieurs histoires sorties de son imagination ont caracolé en tête des actualités de Google.

Corey Lewandowski, directeur de campagne de Trump jusqu’en juin 2016, a même posté sur Twitter une intox montée de toutes pièces par Paul Horner, selon laquelle un homme aurait été payé 3.500 dollars pour aller manifester contre le candidat républicain.

La ligne de défense de Paul Horner, qui aime être considéré comme un « artiste du fake », consiste à se décrire comme un activiste pour la vérification des faits. « Je pensais qu’ils vérifieraient », affirme-t-il à propos des partisans de Donald Trump qui ont massivement partagé ses fabulations sur les réseaux sociaux. « Je voulais simplement me moquer de ces croyances absurdes ».

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