Championnat d’Europe de football Strasbourg 2016

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Championnat d’Europe de football Strasbourg 2016

En désignant les douze villes retenues pour l’organisation éventuelle de l’Euro 2016, la FFF veut donner le signal de départ d’une mobilisation qui peine à se mettre en place autour de ce projet où demeurent de nombreuses zones d’ombre.

Pour organiser l’Euro 2016, la France devra convaincre l’UEFA d’ici au 28 mai 2010, date où la Turquie, l’Italie, la France et l’alliance suédo-norvégienne seront fixées. Pour cela, il faudra faire autrement que ce mercredi au siège de la Fédération. Après avoir annoncé que le Nord-Ouest serait absent de la carte de France pour cette compétition (Rennes et Nantes ont retiré leurs candidatures), après avoir tenté de convaincre que l’Etat français était à fond derrière les dirigeants du football tricolore sur ce dossier, avec 150 millions d’euros à la clé, à vrai dire on est sorti de la « 3F » (la FFF) avec le sentiment que ce n’était pas forcément gagné d’avance. Après avoir tenté, par l’excellent Jacques Lambert (homme de dossier déjà essentiel dans le succès de France 98), de nous expliquer que les stades n’étaient qu’une partie du puzzle pour convaincre l’UEFA, en ce jour de grève de RER B, on souriait presque quand Frédéric Thiriez vantait les infrastructures et la qualité des transports du pays. 40% du choix de l’UEFA dépendra aussi du pays et pas seulement de ses stades, autant que les décideurs de l’UEFA viennent faire leur visite d’évaluation un jour où tout fonctionne.

Pour convaincre les Français qu’il faut soutenir la candidature française pour l’Euro 2016, les dirigeants du football français devront donc mouiller la chemise. Ils ont affirmé qu’ils étaient prêts à le faire pour lutter contre la tiédeur des médias, et donc de l’opinion, pour faire front commun dans cette affaire. Mais pour parvenir à convaincre la France et l’UEFA que l’Euro 2016 sera une superbe occasion pour le pays de vivre ensemble et de donner un coup de boost à l’économie nationale, il faudra plus que des slogans (prononcez « Chlogans », comme Jean-Pierre Escalettes), de jolies hôtesses en tailleur crème et des autocollants « Euro2016, le foot comme on l’aime. » Il faudra persuader les Français qu’ils peuvent revivre l’Euro 84 et le Mondial 98. Pas si simple.

« Ce projet dépasse le football »

Pour y parvenir, il faudrait plutôt que les collectivités locales mettent en branle les chantiers pour moderniser des enceintes obsolètes. Mais après les effets d’annonce, bien souvent les premiers coups de pioche sont remis à des lendemains qui chantent… On l’a encore vu à Lille. Si tout le monde convient que le renouvellement des stades serait une belle affaire pour la France et ses clubs pros, et en premier lieu Frédéric Thiriez, en ces temps de crise, mettre la main à la poche pour aider le football ne semble pas une priorité politique. Mais de ça, le président Escalettes fait fi et il tente de séduire : « 40 % de la candidature concerne l’Etat. Les stades, ça va venir, ça sera difficile, mais on aura les stades. Et puis, il y a le reste, un très fort pourcentage qui donnera une âme à notre candidature avec une approche sociétale et environnementale. Nous attachons beaucoup d’importance au rôle social du football. Cette candidature doit être portée par l’ensemble du football français. Un plan extrêmement pointu de tous les clubs de tous les districts va en étonner beaucoup. Il est puissant et sera efficace. »

Pas encore convaincu ? « Ce projet dépasse le football, martèle Escalettes. Le football, c’est plus que le football. Dans un sondage qu’on a fait faire, les Français veulent retrouver l’esprit de fête et de solidarité de 98, à 82%. Ils veulent donner une bonne image de notre pays autour d’un projet mobilisateur. Le football a des défauts, se laisse aller parfois à des dérives, mais le football n’a pas le visage qu’il mérite ! Je peux vous dire que sans le football la société ne serait pas ce qu’elle est. » Mais après ce beau discours, si Frédéric Thiriez applique la méthode Coué en affirmant que la France va gagner, Jean-Pierre Escalettes la joue lui modeste, refusant d’endosser le maillot du favori. A certains moments, on peine à le croire convaincu lui-même des chances de la France…

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