L’agriculture et le numérique

L’éclosion des start-up de l’agritech est censée faciliter la transition d’une agriculture intensive à une agriculture plus écologique.Un drone survole le champ et transmet les données à l’ordinateur. L’exploitant consulte les résultats et décide de l’épandage, de l’arrosage, du désherbage.

 

Les données, enregistrées dans l’ordinateur de bord du tracteur, serviront à piloter les opérations sur le terrain.

Pendant ce temps, les vaches passent à la traite devant un robot. L’agriculteur sait qu’une bête va bientôt vêler, un capteur dans l’étable l’alerte dès les premiers signes. Il surveille sa messagerie car il a demandé le prêt d’un équipement pour quelques jours sur la plate-forme d’échanges entre fermiers et attend impatiemment la réponse.

Cela le dispenserait d’un achat coûteux qu’il ne rentabiliserait qu’à très long terme. Plus tard, il consultera son site de vente en ligne pour préparer les paniers que les consommateurs ou leurs groupements d’achat viendront prendre en fin de journée.

 

Ces opérations font désormais partie du quotidien des agriculteurs et des éleveurs. Elles ne sont plus réservées aux grandes exploitations et gagnent l’ensemble du secteur. Le numérique est partout, « de la fourche à la fourchette ». En témoigne l’espace Agri 4.0 du Salon international de l’agriculture, qui ouvrira ses portes samedi 23 février à Paris. Créé en 2016, cet espace rassemble les innovations numériques dévolues au secteur.

 

Cette année, il accueille 30 start-up qui proposent des solutions hautement technologiques : imagerie multispectrale embarquée sur un drone (Airinov), logiciels d’analyse d’images à base d’intelligence artificielle et de machine learning (Dilepix), plate-forme de phénotypage haut débit (INRA), robot de désherbage (Naïo Technologies), etc.

 

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