(RÉGIONALES) En Alsace, droite et gauche au coude à coude

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(RÉGIONALES) En Alsace, droite et gauche au coude à coude

Engagé dans un tour de France à l’occasion de l’entre-deux tours des régionales, François Fillon fait étape jeudi à Strasbourg. En terre d’Alsace, seule région de métropole détenue par la droite avec la Corse, le scrutin s’annonce très serré. L’UMP Philippe Richert et le socialiste Jacques Bigot devraient arriver au coude à coude dimanche soir, à l’issue du second tour. Les deux candidats devraient réunir chacun 43,5 % des voix, selon le baromètre OpinionWay-Fiducial réalisé pour Le Figaro /LCI/RTL. Quant à la liste du Front national emmenée par Patrick Binder, elle devrait engranger 13 % des suffrages.

Pour le second tour, la liste du socialiste Jacques Bigot fait le plein de voix grâce à l’accord conclu avec Europe Écologie et le Mouvement écologiste indépendant. Selon le baromètre OpinionWay-Fiducial, la liste d’union à gauche récupérerait ainsi 92 % des électeurs qui ont voté Europe Écologie au premier tour. Mais ce n’est pas tout. 68 % des électeurs MoDem, 2 % de ceux de l’UMP et du Front national choisiraient aussi la liste d’union à gauche dimanche 21 mars. En revanche, du côté de la majorité présidentielle, la réserve de voix est plus faible. Philippe Richert – à la tête d’une liste UMP-Nouveau Centre-MPF dès le premier tour – devrait tout de même bénéficier des voix précédemment acquises au MoDem (32 %), aux écologistes (8 %), au Parti socialiste (1 %) et au FN (5 %).

Suspense

D’un côté comme de l’autre, la mobilisation des électeurs abstentionnistes sera déterminante pour l’issue du scrutin. Une tendance déjà établie par un sondage CSA pour le Parisien/Aujourd’hui en France qui donnait le socialiste Jacques Bigot vainqueur d’une courte tête avec 44 %, contre 43 % pour son rival UMP Philippe Richert et 13 % pour le FN. Le suspense va donc grandissant dans cette région.

Si l’Alsace – présidée par Richert, depuis août 2009 et le décès d’Adrien Zeller – basculait à gauche et l’UMP ne gagnait aucune autre région, ce serait le fiasco pour Nicolas Sarkozy. Inversement, le Parti socialiste ne manquerait pas de se pavaner. La première secrétaire Martine Aubry ne cache pas ses ambitions de “grand chelem” et elle s’est même rendue sur place dès février aux côtés de son candidat Jacques Bigot. Mercredi, c’est François Hollande qui en a remis une couche : l’Alsace est “la mère de toutes les batailles”. “La droite va y batailler ferme, car c’est la seule région qu’elle peut garder.” Le déplacement de François Fillon fera-t-il la différence ?

Par Ségolène Gros de Larquier
Le Point.fr