Robert Grossmann, élu UMP de Strasbourg, défend une Alsace « métissée »

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Robert Grossmann, élu UMP de Strasbourg, défend une Alsace « métissée »

L’ex-président de la Communauté urbaine de Strasbourg Robert Grossmann, aujourd’hui conseiller municipal, a lancé sur son blog, le 16 février dernier, une intéressante interpellation des têtes de listes pour les régionales sur le thème : quelle politique culturelle pour l’Alsace ?

Après avoir reçu et publié des réponses de la part de Yann Wehrling (Modem), de Jacques Cordonnier (Alsace d’Abord) et de Philippe Richert (UMP), Robert Grossmann fait part hier des réflexions que lui inspirent leur lecture : « Presque chaque liste évoque avec constance : la culture alsacienne et le bilinguisme. C’est comme s’il y avait une surenchère : qui sera le plus alsacien ! Est-ce bien la question ? Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’être alsacien en 2010 ? Parler le dialecte, avoir un arbre généalogique « pur », être blond ? Avoir au minimum 1,70 m ? Boire de la bière dans les fêtes dédiées à ce breuvage ? N’aimer que la choucroute ? NON, l’Alsace a changé, elle est diverse, elle est métissée comme elle le fut au temps où les Suédois livrèrent bataille en Alsace, où les optants de 1872 se sont exilés et où des Prussiens sont venus peupler l’Alsace, où des travailleurs italiens, portugais, polonais sont « devenus » alsaciens. Cette évolution se poursuit et il faut y voir un enrichissement. »

Inutile de se demander à qui répond ainsi Robert Grossmann : aucune des trois contributions qu’il a reçues ne contient la moindre allusion raciale ou brassicole. L’élu nous livre simplement son apologie du métissage, parce que le sujet du bilinguisme, comme celui des racines de l’Alsace – pour partie germaniques, eh oui, quoi qu’on y fasse – le hérissent : dans son livre intitulé Main basse sur ma langue (éd La Nuée bleue) et paru en 1999, il dressait déjà un réquisitoire féroce contre la Charte européenne des langues régionales et contre les associations promouvant le bilinguisme à l’école, qu’il n’hésitait pas à qualifier de « conglomérat pro-allemand ».

Robert Grossmann doit commencer à être rassuré : depuis dix ans, l’apport turc à la culture alsacienne s’est grandement développé et vient l’aider à combattre la néfaste influence germanique.

Source: http://fr.novopress.info

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