Monnaie numérique : PayPal quitte Facebook

 

Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels. Nouveau revers majeur pour Libra : PayPal, l’un des partenaires du projet de monnaie numérique de Facebook quitte le navire après des semaines de scepticisme, voire d’hostilité, de la part de divers gouvernements, experts et concurrents.

 

Libra est censée offrir à partir de courant 2020 un nouveau mode de paiement en dehors des circuits bancaires traditionnels, permettant d’acheter des biens ou d’envoyer de l’argent aussi facilement qu’un message instantané.

 

L’entreprise californienne de services de paiements n’a pas justifié sa décision, déclarant simplement qu’elle se retirait de l’association Libra, un consortium de partenaires comme Visa et Mastercard, à qui Facebook a confié la gestion de la monnaie. Ils doivent aussi investir au moins 10 millions de dollars dans le projet chacun.

 

Hostilité croissante de bon nombre de régulateurs

La nouvelle n’a cependant pas surpris. Des rumeurs circulaient dans la presse. Interrogée par l’AFP en septembre, Gabrielle Rabinovitch, directrice des Relations investisseurs de PayPal, rappelait que l’engagement pris par son entreprise était “non contraignant”“Il faut de l’audace et une certaine force morale pour entreprendre un projet aussi ambitieux que Libra – l’occasion pour notre génération de faire les choses bien et d’améliorer l’inclusion financière”, a réagi Dante Disparte, de l’association Libra.

 

Le projet suscite l’hostilité croissante de bon nombre de régulateurs et gouvernements. Ils s’inquiètent notamment de la mauvaise réputation de Facebook en matière de confidentialité et de protection des données personnelles. Ils redoutent également que la Libra ne soit utilisée pour tromper le fisc.

 

La taille de Facebook, premier réseau social du monde avec 2,7 milliards d’utilisateurs (en comptant Instagram, WhatsApp, Messenger…), implique aussi que la nouvelle monnaie pourrait perturber le système financier mondial et rendre la tâche plus difficile aux banques centrales.

 

Source: France Tv