Le numérique et le marché de l’emploi

L’ère du numérique forcera les gouvernements à revoir leurs systèmes de sécurité sociale et les travailleurs à adapter constamment leurs compétences. Mais la marche à suivre reste à définir.

Dans un marché du travail en évolution permanente, la sécurité sociale doit être le garant de l’inclusion et de la productivité, affirment les participants de la conférence de Tallinn sur l’avenir du travail.

L’Estonie, avec un des taux de chômage les plus bas de l’Europe (environ 7 %) et une société hautement numérisée, a peu de raison de craindre l’impact de la révolution numérique sur son économie et son marché du travail. Le pays a déjà adapté sa fiscalité à l’économie collaborative et ses citoyens utilisent des systèmes informatisés pour presque toutes leurs procédures administratives.

Il n’empêche, l’intelligence artificielle, la robotique, l’impression 3D, l’Internet des objets et bien d’autres évolutions technologiques transforment et transformeront en profondeur nos économies et marchés du travail. La technologie nous force donc à tenter de prévoir les emplois qui seront demandés à l’avenir et à repenser la sécurité sociale, afin qu’elle puisse protéger les travailleurs à une époque de transformation profonde du contexte économique.

C’est pourquoi fonctionnaires de l’UE, spécialistes, hommes d’affaires et politiques se sont réunis à Tallinn pour une conférence sur l’avenir du travail. Leur objectif était de déterminer si les systèmes de sécurité sociale actuels sont compatibles avec cette nouvelle réalité ou s’ils doivent être adaptés.

Si tous s’accordent sur le fait que la nature du travail est en train de changer, les avis ne sont pas aussi unanimes en ce qui concerne les modèles de sécurité sociale.

Jevgeni Ossinovski, ministre estonien du Travail et de la Santé, ne doute pas une seconde que la sécurité sociale « survivra, mais devra aussi être renforcée » dans le cadre de cette quatrième révolution industrielle. « Je ne pense pas qu’il soit nécessaire ou même possible que l’Europe réduise la protection sociale. J’estime que c’est l’un des éléments qui fait de l’Europe le meilleur endroit où vivre sur Terre », assure-t-il.

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