Le numérique pour réduire la fracture numérique

En fin de matinée, plusieurs invités ont planché sur le thème de la facture entre territoires lors des Assises de la citoyenneté, à Rennes. Une élue de Saint-Gilles-Pligeaux (Côtes-d’Armor), une commune de 280 habitants, est venue témoigner sur l’ultra-ruralité. Quand on est éloigné de tout, la vie devient plus compliquée…

 

Ville contre campagne, centre contre périphérie : le thème de la fracture territoriale se résume souvent à des clichés réducteurs. « En réalité, les territoires ruraux ne sont pas uniques, ils sont divers », corrige d’emblée Sandra Le Nouvel. Adjointe au maire de Saint-Gilles-Pligeaux, conseillère départementale, cette élue de terrain parle sans détours. « Nous, à Saint-Gilles, on fait partie de l’ultra-ruralité, ces territoires où tout est plus compliqué, car à l’écart de tout. »

 

Un Français sur deux dans une aire urbaine

Plutôt que de longs discours, des exemples. « Quand ils entrent au lycée, nos jeunes se retrouvent en internat. La Mission locale, ils n’y ont pas accès. Soit elle est trop loin, soit elle est fermée. » Circonstance aggravante, mise en lumière par Thierry Pech, directeur général de Terra Nova, « ces ultra-ruraux ne pèsent pas lourd dans la démographie française. Aujourd’hui, un Français sur deux vit dans une aire urbaine, près d’une grande ville. »

 

« Les écarts se creusent »

Un constat partagé par Jérôme Fourquet, directeur du département opinion publique à l’Ifop. « Les écarts se creusent, surtout avec le décollage économique des métropoles. À partir d’une certaine distance, la métropole ne tire pas, elle absorbe. » Le numérique est-il la solution pour désenclaver ces territoires éloignés ? « Le numérique, on ne le vit pas très bien, d’autant plus qu’on a déjà raté la marche de la téléphonie mobile », se résigne l’élue des Côtes-d’Armor.

 

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