Travail: quelles compétences numériques ?

«Illectronisme», carences dans l’approche numérique, formation… Un rapport du Conseil de l’orientation de l’emploi (COE) pointe les insuffisances que les Français vont devoir combler pour s’adapter à l’évolution de l’économie.

Afin de ne pas subir la révolution technologique dans leur emploi, les Français auront besoin de développer rapidement des compétences numériques… mais pas uniquement! Des compétences «transversales» – notamment «situationnelles» – seront aussi nécessaires, selon un rapport du Conseil de l’orientation de l’emploi (COE) publié mercredi. Ce rapport fait suite à un premier volet publié en janvier sur «l’automatisation, numérisation et emploi». Il estimait notamment que moins de 10% des emplois étaient «très exposés» aux mutations technologiques et risquaient d’être supprimés mais que près de la moitié devra évoluer.

Ce deuxième volet se penche sur les compétences à développer pour faire face à la révolution numérique qui bouleverse le monde du travail. Logiquement, les compétences directement liées aux technologies seront très demandées: programmation, développement d’applications pour smartphone, gestion de réseaux, cybersécurité, robotique, gestion et exploitation des données… D’après une étude citée par le rapport, ce sont près de 80.000 emplois dans le numérique et l’électronique qui seront vacants d’ici 2020 en France. Mais, le COE relève aussi qu’une «part significative de la population active» devra «rapidement acquérir ou faire progresser ses compétences numériques générales, cognitives, sociales et situationnelles».

Cette révolution numérique touche absolument tous les secteurs économiques. L’enjeu est donc de taille. «L’exécutif dispose maintenant avec ce rapport d’un diagnostic très documenté et, j’insiste, partagé par tous, explique aux Échos Marie-Claire Carrère-Gée, présidente du COE. Ce n’est pas neutre alors qu’il veut investir massivement sur les compétences des actifs et faire bouger les lignes de la formation professionnelle. La marche est haute mais elle est accessible si on s’en donne les moyens.»

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